Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un point c'est (pas) tout

Un point c'est (pas) tout

Blog sur tout ce qui rend la vie plus chouette...


Le coin des livres : L'Homme qui n'avait pas assez d'une vie

Publié par Christelle Point sur 28 Juin 2026, 15:31pm

Il y a plus de 30 ans, Douglas Kennedy signait son premier grand succès « L’Homme qui Voulait Vivre sa Vie ». C’est l’histoire d’un photographe talentueux, coincé dans la vie d’un avocat d’affaire, qui à la suite d’un accident, volait la vie d’un vrai photographe. Simulant sa mort, Ben Bradford connaissait alors sous le nom de sa victime, Gary Summers, le succès qu’il n’aurait jamais pu connaitre dans sa vraie vie, avant que la Destin ne le rattrape, car bien mal acquis ne profite jamais. « L’Homme qui n’avait pas assez d’une vie » est la suite de ce roman. Ben Bradford en est à sa troisième vie sous le nom d’Andrew Tarbell. Septuagénaire, veuf, il m-ne une vie discrète en Californie avant de découvrir que son fils, Jack Tarbell, commence à connaitre le succès en dévoilant les turpitudes illégales de son premier fils, Adam Bradford. Le Destin est bien décidé à ne pas laisser Ben/Gary/Andrew en paix. Coincé entre ses deux fils qui en savent rien, ni l’un ni l’autre de son histoire, il va devoir jouer un jeu serré pour les protéger tous les deux. Le roman est assez long, et il n’est nul besoin d’avoir lu le premier livre pour tous comprendre des enjeux car, sous forme de nombreux souvenirs et de flaches back, surtout dans le premier tiers du livre, Kennedy remet bien toutes les péripéties en tête. Cela dit, si on n’a pas lu « L’Homme qui voulait vivre sa vie », ce serait dommage de se priver de cette double lecture ! Sur la forme, il est toujours agréable de lire les romans de Douglas Kennedy, souvent écrit comme c’est le cas ici à la première personne. Sur le fond, si on ferme les yeux sur quelques grosses coïncidences et quelques grosses ficelles (cela a l’air si facile aux USA d’usurper une identité que ça en fait froid dans le dos), l’intrigue est cohérente et finalement assez cruelle. De son crime initial, le narrateur paye indéfiniment le prix, comme si le Destin cherchait inlassablement à lui faire payer son péché originel, et lui trouvait toujours un moyen de passer entre les gouttes. Il est ici question de gros sous, et moins d’aspirations artistiques : détournement d’héritage, vol de propriété intellectuelle, ce sont plutôt ses thèmes moins glamours qui sont à l’œuvre. Toutes ces subtilités légales ne sont pas toujours ni faciles à comprendre, ni toujours passionnantes mais on finit par se laisser emporter par cette histoire qui s’accélère et devient assez trépidante sur la fin. C’est en tous ca  une formidable idée d’avoir rebondi sur un ancien roman, et surtout celui-ci, car comme beaucoup d’amateurs de Douglas Kennedy, c’est souvent par « L’Homme qui Voulait Vivre sa Vie » que nous avons commencé. Retrouvé de photographe si talentueux et si empêché a été un plaisir.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents