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Pour Arthur Dent, modeste terrien domicilié en Angleterre, ce jour est doublement funeste. Il apprend quasiment en même temps que sa maison va être démolie pour laisser passe rune autoroute et que sa planète va être détruite pour laisser passer une autoroute interstellaire ! Il est sauvé in extremis par un ami que s’avère être en réalité un extraterrestre routard sur terre depuis 15 ans pour consolider son étude de la planète, désormais réduite à néant. Voilà Arthur embarqué avec son pote étrange dans un vaisseau spatial vers des aventures aussi étonnantes que déconcertantes.
J’en attendais beaucoup de ce premier volet (sur 5) du « Guide du Voyageur Intergalactique H2G2 », parce que j’en avais entendu beaucoup de bien. Le côté odyssée spatiale à sauce Monty Python pouvait légitimement faire saliver. Or la magie n’a pas opéré sur moi, et j’en suis désolée. Le roman est tellement farfelu, il flirte tellement avec le grand n’importe quoi que parfois, il m’a perdu en route. Il y a foule de personnages, et même si j’avoue une petite préférence pour Marvin, le robot dépressif capable de pousser au suicide n’importe quel système d’exploitation, il difficile de s’attacher à des personnages si étranges. Reste quand même quelques beaux moments d’absurdité, comme la réponse à la question existentielle de l’existence (on a la réponse « 42 », mais pas la question et cela ne nous est du coup d’aucune utilité) ou l’importance très sous estimée des souris sur la planète Terre. Et puis quelques réflexions pertinentes sur le pouvoir, l’abus de pouvoir, le cynisme des gouvernants, l’absurdité du capitalisme (ici du capitalisme galactique, encore pire que celui de feue notre Terre). Mais honnêtement, j’ai eu du mal à aller au bout de ce roman et je ne pense pas que je vais insister en me lançant dans la suite de cette saga, du moins pour le moment. Peut-être devrais-je reprendre ce premier tome une autre fois, dans un contexte plus favorable. Clairement, je suis devant une occasion manquée