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L’intrigue du volume précédent de la trilogie « Reine Rouge », à savoir « Louve Noire », s’arrêtait en pleine action, sur un enlèvement en plein jour dans une rue de Madrid. L’intrigue du dernier tome, « Roi Blanc », commence quelques instants après cet évènement tragique. Le dernier tome de la trilogie est une sorte d’apothéose. Si le premier tome était enthousiasmant, le second tome légèrement en deçà, nous voilà à présent devant presque 450 pages de haute volée. Toutes les interrogations vont connaitre enfin une explication, tous les crimes auront leur coupable ou leur commanditaire, « Roi Blanc » vient couronner (sic) en beauté une trilogie hyper cohérente et ultra attachante. Les références aux livres précédents étant légions et formant un tout, il est à mon avis indispensable de lire la trilogie dans l’ordre où elle a été écrite et ne pas se lancer dans ce troisième volume sans avoir lu mes deux autres c’est le seul bémol que je trouve à ce roman car pour le reste, c’est un feu d’artifice. L’intrigue met peut-être une dizaine de pages à décoller mais ensuite, c’est parti et c’est trépidant. On retrouve donc tout ce qu’on aimé : Antonia et son intelligence, ses aphorismes, son immense culture et son sens tout personnel des relations humaines, Jon et ses costumes hors de prix (et systématiquement bousillés !) son appétit d’ogre, sa maman chérie et le style de Juan Gomez-Jurado, dont la plume trempée dans l’humour acide fait encore une fois merveille. L’intrigue nous promène dans Madrid, car cette fois ce n’est pas un crime que le duo va devoir résoudre, mais plusieurs. Au milieu du roman, un passage tragique va voir la mort d’un personnage central s’accompagner d’une révélation (inattendue) sur un autre, ce passage est un tournant pour le roman. Dans l’immense partie d’échec que constitue la trilogie, les pions secondaires sont sacrifiés au profit de l’affrontement de la Reine et du Roi, dans un final spectaculaire. Le tout est dévoré avec facilité et rapidité, et une fois le volume refermé on se dit qu’on n’imaginait pas que les premiers pages de « Reine Rouge » souvenez-vous : les déboires médiatico-hiérarchiques de Jon) allaient nous mener si loin. Il est difficile d’ne dire plus sans en dire trop et anéantir les éventuels effets de surprise qui fonctionnent plutôt bien avec ce dernier volume. Du coup, je vais me contenter de dire que Jon et Antonia vont nous manquer. Même si l’auteur, dans ses remerciements de fin de roman, laisse planer l’incertitude sur un éventuel retour du duo, rien n’est sur. Je pourrais me contenter de cette trilogie assez inoubliable dans le petit monde du polar espagnol, mais ma foi mais s’ils revenaient un jour tous les deux abimer des voitures et salir des beaux costumes, je serais la première à m’en réjouir !