/image%2F0902697%2F20250418%2Fob_7730a4_la-maison-des-voix.jpg)
Psychiatre spécialisé dans l’hypnose et le traitement médical des enfants, Pietro Gerber accepte exceptionnellement de rencontrer une patiente adulte, Hanna Hall, à la demande d’une collègue australienne. Dés la première séance d’hypnose, Hanna commence à lui raconter une histoire abracadabrante. Elle aurait grandit en Italie, clandestinement, avec des parents reclus du monde. Elle aurait, très jeune, provoqué la mort de son frère dont la famille transporte le cercueil dans toutes les maisons abandonnées qu’ils squattent. Qu’est ce qui se cache derrière ce récit ? Quelle part de vérité retrouver dans tout cela ? Et pourquoi cette étrange patiente semble connaitre des détails sur la vie de Pietro, des détails très personnels ?
Après avoir lu (et beaucoup aimé) « Le Chuchoteur », je tente une Nouvelle incursion chez l’auteur Donato Carrisi, cette fois-ci avec un roman noir bien plus psychiatrique que psychologique. Le roman est assez court et le moins que l’on puisse dire est que l’intrigue est terriblement intrigante. Pendant une bonne partie du récit on est presque désarçonné par le côté improbable du récit d’Hanna (à supposer qu’elle s’appelle bien ainsi, on en vient à douter de tout), de cette enfance coupée du monde, emplie de paranoïa et de survivalisme. Dun autre coté, son thérapeute semble avoir lui aussi des tas de failles et d’abcès familiaux à crever. Tout cela est déroutant, et on se doute bien qu’il y a un lien logique à découvrir dans tout cela, mais il faut attendre à bon moment avant de voir le début d’un éclaircissement. Le livre est agréable à lire, l’histoire est assez complexe mais on garde bien l’intrigue en tête. Donato Carrisi sait ménager ses effets. Il y a une petite intrigue parallèle, avec un autre patient du psychiatre, qui mérite d’être soulignée. Un petit garçon biélorusse adopté qui raconte des horreurs sur sa famille adoptive italienne, et dont l’histoire aurait pu à elle seule être la base d’un roman entier ! Le dénouement, on le devine dans les derniers chapitres, la vérité se dessine peu à peu, comme un filigrane qui devient de plus en plus visible. C’est un dénouement qui est à l’avenant du reste de l’intrigue, un peu limite point de vue crédibilité. Cela dit, le roman est l’occasion de mettre un peu en lumière certaines dérives (passées ?) de la psychiatrie, de la façon assez révoltante dont on gérait les malades dans les institutions. Mais aussi comment certains médecins ont abusé de leur pouvoir sur ce petit monde clos pour prendre des décisions sur la vie des malades, des décisions qui ne leur appartenait pas nécessairement. J’ai moins aimé ce roman que « Le Chuchoteur », mais cela confirme néanmoins que Donato Carrisi est un auteur dont je vais désormais explorer la bibliographie.