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Un point c'est (pas) tout

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Le coin des livres : Celle qui ne Pleurait Jamais

Publié par Christelle Point sur 13 Août 2020, 15:36pm

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la vie de Séverin n’est pas exaltante : peu ambitieux, divorcé, en bisbille avec sa fille adolescente, apprenti écrivain laborieux et pour couronner le tout,  bipolaire. Il est policier, mais c’est un petit policier en uniforme,  le genre qui va sur les accidents, qui manipule les radars et qui sécurise sur les scènes de crimes pour laisser après la place aux cadors de la Crim’, et se faire reprocher dans la foulée d’avoir déplacé un brin d’herbe ! Un peu à cause de la maladie, il a un caractère de cochon, ce qui ne facile en rien ses relations sociales. Ce jour là, il est le premier sur une scène de crime, un mort qui lui est inconnu. Mais cette scène de crime va changer sa vie. Très vite, il apprend que des traces ADN ont été retrouvées sous les ongles de l’inconnu, et cet ADN correspond à quelqu’un qui lui est très proche. Alors, clandestinement, en marge de l’enquête officielle, ce petit flic sans pouvoir  autre que sa carte et son culot, enquête, principalement pour disculper le porteur d’ADN. Il commence par tirer un petit bout de ficelle sans s’imaginer une seconde ce qui va lui tomber dessus. Le tout premier roman d’un auteur que je ne connaissais pas, Christophe Vasse, ne manque ni de qualités, ni d’intérêt. Il a d’abord une double bonne idée : choisir pour héros un flic en tenue, un « bleu » qui, dans les autres polars ne sert que de figurant et de surcroit, et l’affubler d’un caractère complexe, fort peu sympathique. Du coup, nous voilà avec un quasi anti héros qu’on adorerait détester ! L’intrigue est claire, facile à déchiffrer et on tourne les pages avidement, pressé de comprendre l’incompréhensible. Le style est fluide, agréable à lire et on n’a pas le temps de dire « ouf » qu’on est déjà au bout des 41 chapitres ! Le petit souci, c’est que le nœud de son intrigue (dont je ne dirais rien, évidemment) n’est pas follement inédit. D’autres avant lui, comme Ann Morgan, Jacques Expert ou Barbara Abel on déjà surfé sur le même thème. Dans le cas de Barbara Abel, la ressemblance entre les deux intrigues est notable. Du coup, comme on comprend assez vite, dans le premier tiers du livre, ce qui est sous-jacent dans cette histoire étrange, on est quand même un poil déçu ! Je ne peux pas dire qu’on croit à tout, loin de là, surtout à la fin ou le coup de théâtre final est assez énorme (et en plus, on l’a quand même un peu senti venir) et j’ai rétrospectivement quelques doute sur la crédibilité de l’ensemble. La fin est d’une noirceur assez étonnante et pas très fréquente dans ce genre de thrillers, elle est presque déprimante et je ne m’y attendais pas. Pris dans sa globalité, « Celle qui ne pleurait jamais » (joli titre qui est expliqué assez douloureusement dans ce même premier tiers) ne manque pas d’intérêt et de qualités prometteuses, notamment dans la construction des personnages et des caractères. Comme il s’agit d’un premier roman, on a envie d’être indulgent avec cet auteur qu’on espère retrouver un jour, avec peut-être une intrigue un peu plus crédible et originale.

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