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Un point c'est (pas) tout

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Critique cinéma : Star Wars : Les Derniers Jedi

Publié par Christelle Point sur 16 Décembre 2017, 17:15pm

Un nouvel Empire despotique est en pleine expansion dans l’Univers, avec à sa tête un Guide Suprême décidé à s’imposer dans la violence comme l’Empereur avait décidé de le faire il y a plusieurs années, avant de finalement échouer (on sait à cause de qui !). Ce Guide Suprême a retourné le fils de Han Solo et en a fait son apprenti, comptant sur lui pour anéantir la Résistance menée par la Princesse Leïa, toujours fidèle au poste. Pendant que la Résistance se débat pour ne pas être décimée, la jeune Rey est partie retrouver Luke Skywalker dans son exil pour le convaincre de rempiler. Mais Luke considère qu’il a échoué en tant que Jedi et se mure dans un refus obstiné.

 

Il y a quelque chose de magique à aller voir en salle un épisode de la saga Star Wars, quoi qu’on dise, quoi qu’on en pense, la puissance des personnages et de l’Univers inventé par Georges Lucas il y a près de 40 ans est toujours là : la musique, le générique de début, les droïdes, les héros et les antis héros, tout, absolument tout nous semble familier avant même la première scène. Du coup, quelles que soient les éventuelles réserves sur cet épisode 8 (le 9ème film en tout), elles n’entament pas le moins du monde le plaisir enfantin que j’ai eu à assister à cette séance, a revoir encore des combats de vaisseaux spatiaux et des duels au sabre laser. A la réalisation, Rian Johnson fait le job, en bon fan qu’il est, il nous offre exactement ce qu’on attend. Les scènes de combats (qui sont toujours plus chorégraphiées, toujours un tout petit peu trop longues mais pour une fois pas trop nombreuses), de combats aériens avec les vaisseaux qui explosent, le montage hyper rapide entre les différents lieux de l’action fait que même si le film dure plus de 2h30, et bien il est difficile de s’y ennuyer. A part quelques petites longueurs, quelques dialogues un peu fumeux (sur la Force, l’Equilibre et tout le toutim que je n’ai jamais très bien pigé d’ailleurs) et une toute petite poignée de scènes superflues, on peut dire qu’il y a bien peu de fausses notes dans cet épisode charnière de la nouvelle trilogie. Comme JJ Abrams avant lui, Johnson a tout fait pour coller à la trilogie initiale (les épisodes 4, 5 et 6), quitte à coller un peu trop à sa trame scénaristique, j’y reviendrai. Il y a quelques trouvailles techniques intéressantes qui donnent naissance à des scènes particulièrement réussies, comme la planète de Sel à la fin, ou le vaisseau qui en éperonne un autre à vitesse lumière (et dans un silence cosmique pour une fois réaliste). La musique de John Williams, toujours la même, toujours là, toujours aussi belle, vient colorer un film techniquement soigné. Les enchainements soit visuellement intéressants, même si on peut les trouver un peu rapides vers la fin : le montage un peu saccadé du dernier tiers, destiné à donner un rythme d’enfer, n’est pas loin par moment de donner le tournis ! Le casting, très semblable à celui de l’épisode 7 avec John Bodega, Daisy Ridley, Oscar Isaak ou Adam Driver est à son affaire, même si on a toujours du mal à trouver à Daisy Ridley et Adam Driver le charisme inouï de leurs ainés. Seul Oscar Isaak en impose, mais son rôle de tête brulée hyper sexy y est pour beaucoup ! Il n’y a bien que le rôle tenu par Benicio Del Toro qui semble superflu et presque improbable, trop caricatural, trop téléphoné. On notera, puisque l’on est désormais chez Disney, que le quota homme-femme est soigneusement respecté chez les gentils et les méchants (et on salue au passage Gwendoline Christie, passée de la saga « Game Of Thrones » à celle de George Lucas), qu’on a aussi un représentant de la communauté noire et de la communauté asiatique, tout est bien calibré côté personnages, si bien que cela en devient un tout petit peu ridicule sur les bords mais bon, le monde de Disney est ainsi fait… S’il y a un vrai plaisir à revoir Mark Hamill sur la longueur (en Jedi grognon), c’est en revanche un peu douloureux de revoir Carrie Fischer dans son dernier rôle, ce rôle qui a phagocyté sa carrière d’actrice et peut-être consumé sa vie. Petit plaisir supplémentaire : le retour adorable d’un héros de la trilogie historique, il nous fait l’honneur d’une scène pleine de nostalgie et d’humour. Pendant tout le film, on se demande qui va y rester pendant cet épisode 8, comme Han Solo dans l’épisode précédent (je peux le dire maintenant, tout le monde la sait !) et bien cela arrive, vers la fin, ce n’est pas forcément le personnage auquel on s’attend. Le scénario de cet épisode 8 est quand même très proche de la trilogie historique, et même si on connait l’argument comme quoi « l’Histoire est un éternel recommencement », on reste un petit peu sur sa faim. Le nouvel Ordre, héritier de l’Empire, menace de faire régner sur la galaxie toute entière le règne du Mal et de la Terreur. Les Jedi sont le dernier espoir car la Résistance n’en a plus pour très longtemps, surtout qu’une arme puissante et toute nouvelle la menace directement (il va falloir aller la désamorcer au cœur même du vaisseau ennemi !). Alors il faut aller chercher le (dernier ?) Jedi sur une planète perdue et inhospitalière, et un jeune élu devra apprendre à maitriser sa force. Surtout que de l’autre côté, un Jedi hyper doué à cédé au coté obscur et devient le premier lieutenant du Guide Suprême : on est en terrain très connu et pour cause, à part quelque détails on est sur le même scénario que la première trilogie. Dans cet épisode 8 encore plus que dans le précédent, on colle à la trilogie initiale. C’est sympa, ce côté « madeleine de Proust » mais pour l’originalité, on repassera une autre fois ! Il n’y a bien que sur le personnage de Rey et ses origines que le scénario ne cède pas (encore ?) à la facilité : pourquoi elle ? C’était la question du film 7 et le film 8 n’y répond pas encore. La fin, assez spectaculaire, laisse en suspens bon nombre de personnage et de situations, histoire de créer l’envie chez le spectateur, comme si c’était vraiment nécessaire pour assurer le succès du futur épisode 9 ! J’ajoute pour finir que l’humour est loin d’être absent du scénario, un humour parfois un peu « bateaux » mais qui fonctionne, et qui désamorce les scènes un peu violentes ou sombres de l’histoire. C’est cette absence d’humour qui avait fait du tort à la deuxième trilogie, la saga Star Wars fonctionne quand elle ne se prend pas (trop) au sérieux.

 

 Les effets spéciaux, la lutte du Bien contre le Mal, les références inconscientes aux films de Samouraï et aux Westerns, les personnages hyper attachants et jamais monolithiques, les décors superbes que seule la science fiction peut proposer, c’est tout cela Star Wars. Et si vous saupoudrez tout ce mélange d’un humour un peu potache et bon enfant, alors vous obtenez un vrai bon moment de cinoche populaire et sans prétention, un pur plaisir de spectateur, et ça fait 40 ans que ça dure…

 

La bande annonce de "Star Wars - Le Dernier Jedi"

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